Chemin vers l'échafaud: Jean Curon

Publié le par esarraute

Jean est né au milieu du mois de mai 1831 dans le village d'Aydie, petit dernier, son frère aîné a alors 5 ans et sa sœur Magdelaine née en 1828 décédera 15 jours plus tard le 31 mai.

"L'an mil huit cent trente et un, le 17 mai à 4h du soir, par devant nous, Jean Coulom 2éme né, maire et officier publique de l'état civil de la commune d'Aydie canton de Garlin département des Basses- Pyrénées, est comparu Jean Curon dit Quintou âgé de 36 ans propriétaire cultivateur domicilié à Aydie, lequel nous a déclaré et présenté un enfant du sexe masculin né aujourd'hui à 4h du matin de lui déclarant et de Marie Nabonne son épouse ménagère et auquel il a déclaré vouloir donner le nom de Jean. Les dites déclarations et présentation faite en présence de Jean Lacaze âgé de 64 ans et de Pierre Darrodes âgé de 35 ans, tous les 2 propriétaires cultivateurs, domiciliés et habitant à Aydie et ont les témoins signé avec nous le présent acte de naissance après que lecture leur en a été faite, non le déclarant, père de l'enfant, pour ne pas savoir à ce qu'il nous a déclaré après interpellation."

Il perd sa mère, très jeune, alors qu'il est âgé seulement de 3 ans.

Son père se remarie en 1835 avec Jeanne Tapounet-Pucheu et aura 2 enfants: Ursule en 1836 et Charles en 1840, ce dernier ne vivra que 2 ans tandis que sa sœur deviendra domestique à Bordeaux. Jeanne décédera 9 mois avant son fils en mars 1842.

Jean, le frère aîné, est un soldat au 2ème régiment du Génie, 1er bataillon, 7ème compagnie. Le 2 septembre 1849, il entre à l’hôpital civil d'Auch, il y décède le 26 novembre.

En 1850, notre Jean est donc resté seul à la propriété d'Aydie avec son père. Il a 19 ans et se marie avec Jeanne Jouandoudet le 27 octobre.

Leur premier enfant est une fille, Julie, née en 1853 mais elle décèdera 1 an plus tard. Enfin, le petit Jean-François arrive dans ce foyer en 1855.

Jean, à peine 24 ans, a enterré 6 membres de sa famille. Peut-être miné par le chagrin, il sombre dans la décadence jusqu'au point de commettre l'irréparable le 25 décembre 1856. Le crime est raconté dans le journal de l'époque le Mémorial des Pyrénées:

Chemin vers l'échafaud: Jean Curon

Il fut condamné à mort pour parricide. L'exécution se fit à Garlin, chef lieu du canton, le 20 mai 1857.

Chemin vers l'échafaud: Jean Curon
Chemin vers l'échafaud: Jean Curon

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